(Chaque photo est extraite de l’épisode qu’elle illustre ici)

      La dégringolade de tous les soaps operas au classement américain des meilleures séries et le succès grandissant des sitcoms populistes telles que Roseanne ou le Cosby show ne laissent aucun doute pour les producteurs: les téléspectateurs sont lassés du luxe à outrance et veulent retrouver des personnages plus proches d'eux. Mais comment revenir à la réalité après un tel excès? Il faudrait changer les ressorts scénaristiques et repartir sur de nouvelles bases, cependant cela peut s'avérer périlleux et aucun risque n'est pris dans ce sens. Le retour dans un univers plus réaliste rend les personnages bien fades et même Alexis n'est plus détestable à présent. Alors où trouver des conflits pour relancer une histoire en mal d'inspiration? La seconde partie de la saison souffre plus particulièrement de ces choix et véhicule l'impression que les scénaristes ne maîtrisent plus du tout la série.

     De surcroît, les difficultés d'écriture se heurtent à des problèmes de casting: les cachets de Joan Collins, John Forsythe et Linda Evans ont été augmentés de manière substantielle afin de s'assurer qu'ils ne partent pas chez la concurrence, et le budget est trop serré pour faire appel à de nouvelles guests stars. Mais surtout, Catherine Oxenberg (qui avait demandé une augmentation de salaire pour rester dans le feuilleton) est remplacée à la dernière minute par une inconnue, Karen Cellini, dont le charme est loin de valoir celui de l'originale, et qui sera renvoyée au bout d'une dizaine d'épisodes. Le personnage d'Amanda ne reviendra jamais dans la série, et pire encore, ne sera plus jamais évoqué par qui que ce soit. Dans les saisons suivantes, on parlera même des « trois » enfants de Blake.

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